2 juillet 2012

Demain 3 juillet poésie dans Hochelaga-Maisonneuve!!

L'inauguration du projet de la « Rue de la poésie » aura lieu demain, le mardi 3 juillet, à partir de 17 heures. Ça se passe à la Maison de la Culture Maisonneuve, 4200 Ontario Est, et je sais que tu veux y être toissi! Au cours de cette soirée, il y aura un parcours-lecture autour de carrés d'arbres où nous planterons des poèmes de poètes habitant ou ayant habités dans Hochelaga-Maisonneuve. Il y aura aussi une murale permanente, un buffet, un vin d’honneur, une performance de l’artiste Sophie Castonguay et nous terminerons la soirée par une lecture de poésie sur la terrasse avec, comme accompagnement musical, Duo Camaro. C'est l'occasion de se rencontrer –poètes, résidents, amis et badauds–, de fêter, d’être ensemble et, enfin, surtout, d’habiter le quartier Hochelaga-Maisonneuve, mon quartier d’adoption depuis bientôt huit ans!! J’ai si hâte de te voir! À demain, mon ange! ************* Les poètes impiqué-e-s : - Sébastien Boulanger- Gagnon, Carl Bessette, Geneviève Blais, Linda Bonin, Catherine Cormier-Larose, Shawn Cotton, Sébastien Dulude, Frédéric Dumont, Renée Gagnon, François Godin, François Guerrette, Patrick Lafontaine, Jonathan Lamy, Bertrand Laverdure, Tania Langlais, Marc-Antoine K. Phaneuf, Anie Ouellet, Martin-Pierre Tremblay et Tony Tremblay.

2 juin 2012

La première poésie prend les parcs de l'été!

La première Poésie Prend les Parcs de l'été c'est cet après-midi, à 15 heures, dans le parc Denise-Morelle dans le cadre du Festival de la poésie de Montréal. SAMEDI 2 JUIN 15 h 00 LA POÉSIE PREND LES PARCS Parc Denise-Morelle (rue Rivard, au nord de la rue Marie-Anne) AVEC Maryse Andraos, Véronique Bachand, Jonathan Charette, Geneviève Gravel-Renaud, Marie-Paule Grimaldi, François Guerrette, Jonathan Lafleur, Jonathan Lamy, Bertrand Laverdure, Audrey-Anne Marchand, Joël Pourbaix et Isabelle St-Pierre. Un événement des PRODUCTIONS ARREUH http://www.maisondelapoesie.qc.ca/festival-de-la-poesie/2012/programme.html J'ai hâte de vous y voir xx

27 avril 2012

Les Productions Arreuh à Lire Montréal

G - Lectures croisées d’un bâtiment : à la découverte de l’École nationale de cirque, racontée par son architecte même, par une poète et par les élèves de l’ENC, par la Maison de l’architecture du Québec, les Productions Arreuh et l’École nationale de cirque 2 départs : 13h (se présenter à 12h50) et 14h (se présenter à 13h50) . Durée de la visite : 50 min. Démonstration de cirque : de 14 h à 14h30, simultanée pour les deux groupes. Point de départ : École nationale de cirque (ENC), 8181, 2e Avenue (bus 94, 192, 193) Comment «lire» le bâtiment de l’École nationale de cirque, fleuron de l’architecture contemporaine à Montréal, plusieurs fois primé ici et ailleurs? Suivez la visite qui vous est offerte dans les dédales de ses locaux, en compagnie de l’un de ses architectes même, Frédéric Dubé de Lapointe Magne et associés, et de la poète Catherine Cormier-Larose! Une lecture de l’architecture à double langage et à double voix, que complète une démonstration des jongleurs, clowns et acrobates, usagers quotidiens du lieu. Informations, MAQ : 514 868-6691 www.maisondelarchitecture.ca À ne pas manquer: l’exposition Monographie MAQ02 : Lapointe Magne et associés vus par Marie-Paule Macdonald – Dialogues avec la ville en transformation, actuellement à la Maison de l’architecture du Québec. Crédit : Michel Brunelle REVUE DE PRESSE ET SI LES MURS POUVAIENT PARLER... Le devoir, par Jérôme Delgado, vendredi 27 avril http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/348526/et-si-les-murs-pouvaient-parler

23 avril 2012

Je ne pensais pas que ça arriverait, mais oui. J'ai accepté de faire partie d'une soirée de SLAM, mais une slamsession -donc 3 minutes, sans accessoire, des textes originaux mais sans les notes- avec trois filles extraordinaires: Marie-Paule Grimaldi, Véronique Bachand et Isabelle St-Pierre. On espère retourner à quelque chose de plus près de l'idée de départ qu'il y a déjà eu derrière le slam québécois, quelque chose qui vient du fond, de la rage, du cri peut-être. J'y lirai un texte qui a pour titre "La résistance fait des bleus sur la peau", qui est maintenant d'occasion, n'est-ce pas? Ce soir! Aux Écuries! Dès 20 heures ! Aux Écuries, 7785, rue Chabot, métro Fabre

12 mars 2012

Merci pour le Gala!


MERCI
POUR
LE
GALA !

11 mars 2012

Les noms des prix au 3e gala de l'Académie, CE SOIR!!!!!!!



Cette année, on trouve qu'on t'a déjà pas mal gâté parce que tu connais déjà tous les lauréats. Question de garder un peu de suspense pour le gala, nous avons décidé de ne dévoiler les noms des prix que le soir du gala. Ce soir, oui, oui, oui, oui. En attendant, oublie pas de nous aimer là: http://www.facebook.com/events/327139197330354/

Pis ben, Mathieu Arsenault y'en n'aura toujours pas de prix cette année, ben non. Y donne des raisons sur Doctorak, go! (voir http://doctorak-go.blogspot.com/2012/03/les-noms-des-prix-au-3e-gala-de.html, clique pas, copie-colle-le, c'est tellement plus physique!) Non, c'est pas pour ça qu'y'en n'aura pas, de prix. Moi j'suis d'accord, c'est un building qu'y mérite, Mathieu Arsenault! Après le théâtre, c'est la tévé qui va encenser saviesonoeuvre, ça va être beau mais on pleurera pas, okay? Pis! Câlisse, faudra dire à Arsenault que ça doit faire ben longtemps qu'on s'est pas conté nos vies au Ch'val. Moi qui bitche les littérateux c'est TELLEMENT 2011!!! Astheure j'ai appris une vérité universelle, première, essentielle (pis NOFX le chantait si ben sur S&M Airlines de l'époque de quand j'avais 15 ans que jamais j'créré, j'aurais ben dû m'en rappeler): People suck. Mais ça, c'est le début de la sagesse, du laisser-aller, du je-m'en-foutisme... L'important, au fond, c'est que tu donnes des prix. Tsé, des vrais de vrais prix. Qui suckent pas. Pour célébrer. Lève-toi le matin pis donne des prix. Pense pas à toi dans le rayon de soleil, Sophie Calle entre tes mains, qui dis que t'es fier de moi avec des osties de yeux dans 'graisse de bine. Pense pas à toi en-dessous du puits de lumière qui jouit. Nah, les prix, c'est toute ce qu'il y a. Occupe-toé, viarge, éduque-toé: donne des prix. Texte pas. Donne des prix. Essuie-toé, varge, câlisse-moi des prix par la tête. Ostie que c'est beau pis que j'suis contente d'être là.

Pis toi aussi tu vas être joyeux, mon coeur, parce que toi aussi tu vas être là: Club Lambi. 11 mars (oui, oui, tantôt), portes 19 heures, Gala 20 heures. Propofol. Duo Camaro. Des lauréats plein tes yeux, facque. Pleure pas. Du ben beau monde. Qui suckent pas, eux-autres non plus. J'te l'dis: c'est les exceptions. On leur a donné, choisi, fabriqué, inventé des ben beaux prix. Tu vas les aimer, okay?

Pis oublie pas de v'nir te présenter. Pis m'dire que toissi t'es l'exception. J't'attends, là, m'a être la fille sul stage a'ec la robe bleue marine bateau pis le taj mahal reproduit pleins de fois en doré dessus.

10 mars 2012

Roger Des Roches, Le nouveau temps du verbe être


Comme toute grande poésie, celle de Des Roches met ici en place un dispositif langagier qui vient répondre à une question. La sienne est très étrange en apparence: comment prendre le concept de Transsubstantiation (la transformation « réelle » du pain et du vin en corps du Christ dans l'Eucharistie) et le faire délirer, le démocratiser, le libérer de son carcan religieux. Ici, tous les corps peuvent devenir tous les autres non seulement métaphoriquement, mais réellement, dans ce réel langagier qui constitue le fondement de toutes les réalités subjectives et auquel la poésie a un accès privilégié. À première vue, le livre de Des Roches peut paraître intempestif, mais il rappelle cette lourde responsabilité historique que la poésie a envers la Liberté et que les poètes plus jeunes ont malheureusement tendance à oublier.

Roger Des Roches, Le nouveau temps du verbe être, Les Herbes rouges, 2011

Gillian Sze, The Anatomy of Clay


Lire Gillian Sze, c’est entrer avec elle où elle va, on se promène dans une domesticité de cafés et de tiroirs remplis. Tendrement, on se rattache aux chauffeurs de taxi, aux vieilles lettres d’amour qui ne veulent plus rien dire, aux tasses tachées dans l’évier. Des images fantastiques tirées des films et des mythes, on ne garde que ce qui existe, l’ordinaire, le monde qui se noie dans le fond des gorges... L’idée d’un mensonge traverse le livre, se promène au creux des vagues, chaque fois il nous touche mais ne nous prend pas. Partout dans The Anatomy Of Clay, il y a cette protection qu’amène le quotidien, un îlot, chaque soir on se borde soi-même, dans une tristesse ambiante mais qui refuse les regrets. Voici un recueil qui nous laisse, nous et nos os, magnifiquement brisés. (texte: Catherine Cormier-Larose)

Gillian Sze, The Anatomy of Clay, ECW Press, 2011.

Mark Ambrose Harris, Beautiful Books


Les premières expériences érotiques arrivent dans l'environnement domestique. Pour ces petits enfants chétifs écrasés par l'angoisse et la timidité, par l'inquiétude d'être inadéquat à toutes les brutalités que peuvent offrir la fratrie des cousins ou de la cour d'école, ces expériences se produisent parfois tout seuls, devant un livre. Un livre de contes, un roman, un livre de photos. Prendre le livre, fixer la page, sentir pour la première véritable fois cette érection si forte qu'elle en fait presque mal. Replacer le livre, puis retourner le reprendre, fixer la page, détailler la scène, le replacer encore sans laisser de trace. Beautiful books ne compte peut-être que dix pages, il arrive parfaitement à saisir ce souvenir intime et parfois honteux que partagent tant d'intellectuels.
Devant ces livres, nous étions peut-être plus libres que ne le seront jamais les enfants d'aujourd'hui qui devant l'ordinateur laissent des traces et s'offrent à la culpabilité et à la honte lorsque le regard parental découvrira l'historique de recherche.

Mark Ambrose Harris, Beautiful Books, Ribbon Pig Vol. 1, 2011